Edouard Michael - Edward Michael (1921-2006)

Un grand compositeur ˆ redŽcouvrir

 

 

 

Extraits de critiques et de lettres concernant
l'oeuvre musicale d'ƒdouard Micha‘l - Edward Michael

 

Edouard Micha‘l sorti de l'oubli gr‰ce au CD d'Isabelle Aubier, Anne Loubris, Eric MŽlon et Didier Poskin.

...Avec d'excellents partenaires, Isabelle Aubier rend un bel hommage ˆ ce compositeur qui mŽrite la reconnaissance du public. De lui, ces musiciens ont gravŽ sur le CD ; Les PlŽiades, un cycle de huit mŽlodies o voix et piano ont une Žgale importance et o "la musique dŽveloppe et soutient une atmosphre prenante, Žvocatrice d'interrogations existentielles", Cinq stles antiques pour piano ou harpe celtique, ˆ l'Žcriture modale... La barque enchantŽe o l'on retrouve l'attrait du compositeur pour les contes de fŽes, souvenir de son enfance en Orient, La lŽgende de la fŽe d'un ruisseau pour piano, une sonate pour violon et piano et le Chant d'espŽrance pour violoncelle et piano. Deux  beaux moments de musique encore que ces plages ! ...

"En Juin 1996, j'ai reu la partition de la Messe pour choeurs mixtes, deux orchestres ˆ cordes, harpe, cŽlesta, glockenspiel et percussion d'Edouard Micha‘l. Tout de suite, j'ai ŽtŽ frappŽe par la perfection de l'Žcriture et la haute inspiration qui traverse toute l'oeuvre. J'ai dŽcouvert quelque temps plus tard que Stravinsky avait dit de cette composition qu'elle est l'une des messes les plus originales et les plus belles qu'il ait jamais entendue" confie Isabelle Aubier.

La pianiste va ensuite de dŽcouverte en dŽcouverte ˆ travers le rŽpertoire d'Edouard Micha‘l. Des amis musiciens, chesf d'orchestre, compositeurs pensent qu'il s'agit lˆ d'une des oeuvres les plus importantes et les plus originales du XXme sicle !...

Avec ce CD sorti chez RenŽ Gailly, Isabelle Aubier, Anne Loubris, Eric MŽlon et Didier Poskin ont osŽ sortir des sentiers battus pour Žclairer le chemin qui mne ˆ un compositeur digne d'intŽrt.

                                           La Meuse - 24 DŽcembre 1998

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"In spite of the storm, was able to hear your Mass, dear Edouard Micha‘l, and was very impressed by the emotion it transmits. The authenticity of its expression, really moving. Sorry to say it so badly, but this little message is better than silence. So, very affectionately Nadia Boulanger, 23 juillet 1963."

"My Dear Micha‘l, You can't imagine how happy I am to have heard this moving and beautiful Nocturne. So true and refined in the best sense of the word. Regret to say it so hastily ' am really overworked ' but, you hear, and so you will know how really I feel happy.
Have always known you are 'a musician' but here is a new aspect of your personality. The orchestra sounds so well ; and it reminds me a score of you I cannot locate in my memory. In the sadness of not seing you is the joy also to see a new turn, I do hope, of your life ' the first steps are the hardest. If Mr Barraud has heard the Nocturne, he must have been pleased to have shown his confidence in the Mass.
I really congratulate you and am really not surprised but very happy ; and with my wishes, I send the wish very strong to see you soon.
As ever,       Nadia Boulanger. 15 Dec 1957.'

"Mon cher Micha‘l, Vous ne pouvez imaginer combien je suis heureuse d'avoir entendu ce beau et Žmouvant Nocturne. Si vrai et raffinŽ dans le meilleur sens du terme. DŽsolŽe de l'exprimer si h‰tivement ' suis rŽellement dŽbordŽe ' mais, vous entendez, et donc vous saurez combien je suis rŽellement heureuse.
J'ai toujours su que vous Žtiez "un musicien", mais ici se rŽvle un nouvel  aspect de votre personnalitŽ. L'orchestre sonne tellement bien, et cela me rappelle une autre partition de vous que je n'arrive pas ˆ identifier dans ma mŽmoire. Dans la tristesse de ne pas vous voir il y a aussi la joie de voir un nouveau tournant, je l'espre bien, dans votre vie ' les premier pas sont les plus durs. Si Mr Barraud a entendu le Nocturne, il a du tre heureux d'avoir montrŽ sa confiance dans la Messe.
Je vous fŽlicite vraiment et suis rŽellement, non pas surprise, mais heureuse ; et avec tous mes souhaits, j'exprime fortement celui de vous voir bient™t.
Comme toujours,    Nadia Boulanger, 15 dŽc 1957"

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'Le mot rŽvŽlation, si souvent galvaudŽ, reprend toute sa vŽritŽ et sa puretŽ en Žcoutant les oeuvres d'Edouard Micha‘l dont la 'prŽsence' musicale est indiscutable.Cet artiste sympathique a dž mŽditer la phase de Platon : 'Dans l'Art, il faut que l'artiste ait toujours prŽsent l'idŽal du Beau. La presse parisienne avait dŽjˆ parlŽ en excellents termes de ce compositeur dont la Messe, jouŽe ˆ la radio, avait obtenu les chaleureuses approbations des mŽlomanes ˆ l'Žcoute. Cette annŽe, M. Micha‘l a donnŽ, devant un public nombreux et enthousiaste Kamaal, conte fŽŽrique. Oeuvre trs attachante, pleine de trouvailles personnelles ; l'auteur a su crŽer une habile et subtile atmosphre d'intense poŽsie. Page Žcrite avec son coeur et qui touche le coeur de l'auditeur.
Il faut suivre avec attention la carrire de M. Micha‘l qui vient de recevoir en AmŽrique le prix Lili Boulanger : elle rŽserve certainement de trs heureuses surprises.'
Musiques,  Mai 1958.

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Un superbe CD sort de l'oubli un grand musicien.    Une vŽritable histoire de coups de foudre. A partager.

"La musique d'Edouard Micha‘l, trop oubliŽ, est de celles qui engendrent des coups de foudre. Mais les fŽes de la musique ont plus d'un tour dans leur sac : avec un CD, elles s'attaquent ˆ l'oubli qui s'est fait sur le musicien. Le signent ses quatre amoureux, la pianiste Isabelle Aubier, la soprano Anne Loubris, le violoniste Eric MŽlon, le violoncelliste Didier Poskin.

Edouard Micha‘l dut sa vocation musicale ˆ une rencontre. C'Žtait en 1940, aux premiers jours de la guerre. Aprs une enfance et une adolescence de voyages au Moyen-Orient, ce jeune Anglais se trouvait, ˆ 18 ans, enr™lŽ ˆ la RAF. Une altiste, femme d'aum™nier militaire, ayant remarquŽ sa passion pour la musique, lui enseigne les bases de la composition. Son assimilation est stupŽfiante : deux ans plus tard, il prŽsente sa premire oeuvre ˆ un concours qu'il remporte. La guerre finie, il poursuivra ses Žtudes dans une des Žcoles de musique les plus fameuses, la Guildhall, puis se perfectionnera en cours privŽs. Composition, direction d'orchestre, violon. A ce dernier titre, il deviendra mme un soliste rŽputŽ en Angleterre. AttirŽ par la musique franaise, il prendra encore des leons chez Nadia Boulanger.

En 1954, un Psaume pour choeur d'hommes lui vaudra le prix Vercelli. Trois ans plus tard, une autre rŽcompense (le prix Lili Boulanger) couronnera aux USA son Nocturne pour flžte et orchestre. Dans le jury sigeront Igor Stravinsky et Aaron Copland.

Le compositeur a aujourd'hui 78 ans et vit en France, prs de Paris. Le CD qui para”t aux Editions Gailly, offre un bel Žchantillon de l'oeuvre de chambre d'Edouard Micha‘l. On y trouve des mŽlodies "Les PlŽiades", sur des pomes de Houseman, des pices pour piano: "Cinq Stles Antiques", "La barque enchantŽe", "La LŽgende de la fŽe d'un ruisseau", une sonate pour violon et piano digne de figurer au rŽpertoire aux c™tŽs de celles de Franck, de Saint-Sa‘ns ou de Dukas, le "Chant d'EspŽrance" enfin, pome pour violoncelle et piano.

Ici s'expriment sans dŽtours une rare sensibilitŽ et un raffinement extrme. On n'aura pas de mal ˆ aimer cette Žcriture Žtonnamment fluide et souple o le concept d'harmonie doit tre pris dans toutes les acceptions du mot.

Faut-il dire qu'Isabelle Aubier, Anne Loubris, Eric MŽlon et Didier Poskin prtent ˆ cette musique leurs doigts, voix et archets avec un talent et une sensibilitŽ qui lui rendent enfin justice ?"

                   Emile Rossion - La Libre Belgique 15 mars 1999

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"L'attention du monde musical a ŽtŽ particulirement attirŽe sur Edouard Micha‘l depuis les deux exŽcutions de sa Messe  ˆ la radio franaise (Messe pour choeur, deux orchestres ˆ cordes, cŽlesta, harpe, glockenspiel et percussion). Disons tout de suite que cette oeuvre de haute inspiration ne peut pas laisser indiffŽrent. Et j'insiste en soulignant d'un trait rouge que cette Messe  ne peut pas laisser indiffŽrent le vŽritable public  ' ce qui est assez rare pour une oeuvre contemporaine ' car en somme la musique nouvelle n'est pas faite pour plaire seulement aux critiques musicaux !
On devine chez ce compositeur une rŽelle puissance d'expression, une originalitŽ assez Žtonnante qui situe une authentique personnalitŽ de crŽateur et enfin un mŽtier trs poussŽ.
Mais le cas de ce musicien nous permet de constater une fois encore qu'il n'est pas besoin de faire appel ˆ ces procŽdŽs dits d'avant-garde pour crŽer un langage neuf ou une faon de s'exprimer qui n'emprunte pas les formules courantes de l'Žcriture. Sans compter que l'emploi du dodŽcaphonisme par exemple enlve toute entitŽ dŽfinie ˆ la musique basŽe sur ce systme et toute personnalitŽ aux compositeurs qui croient na•vement faire de l'original !
Cet authentique crŽateur, Edouard Micha‘l, est nŽ en Angleterre de parents orientaux et vŽcut dans plusieurs contrŽes d'Orient (dont Bagdad) jusqu'ˆ l'‰ge de 19 ans. Il vint ensuite poursuivre ses Žtudes de violon et de composition ˆ Londres. Ses professeurs furent Berthold Goldsmith, Matyas Seiber et, ˆ Paris, Nadia Boulanger.'

                                                      Musique et Radio  Fin 1961.

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'... Je voudrais dire un mot aussi d'un jeune compositeur d'origine orientale par sa mre : Monsieur Edouard Micha‘l.
Celui-ci n'a gure plus de 35 ans, et j'entendais sa musique de chambre pour la premire fois. Nous Žtions lˆ, peut-tre une centaine, qui avons eu la rŽvŽlation d'un musicien ! Il y a lˆ un essai remarquable d'intŽgration des gammes orientales dans la musique d'Occident, avec tout ce que cela peut amener de souplesse, de couleur et d'expression nouvelle ; mais au delˆ de ce qui pouvait n'tre rien qu'un exotisme roublard, M. Micha‘l traduit les mouvements profonds d'une ‰me particulirement tendue vers les hauteurs de la mŽditation philosophique et religieuse, d'une ‰me en qute de puretŽ, d'infinie tendresse et de paix vivante. Cela n'exclut ni la mŽlancolie ni mme le dŽsespoir de la crŽature en lutte pour son idŽal et souffrant de ses Žchecs, implorant Dieu de lui venir en aide et se confiant doucement ˆ lui, gonflŽe d'espoir.
Il y a dans l'ElŽgie et la Prire pour Ondes Martenot et les Trois rituels pour deux ondes et tambourin' ou le Lento du Trio pour violon, alto et violoncelle, des inspirations qui vous saisissent violemment, de cette Žmotion particulire dont on sait qu'elle vous rŽvle de la beau.
Il y a de jeunes instrumentistes et d'autres, illustres, qui cherchent pour leur rŽpertoire des oeuvres de qualitŽ : ils trouveront mieux que cela chez Edouard Micha‘l. A quand un concert public o chacun pourra juger ?'

                               Jean Hamon 'Combat'  Juin 1954.

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'...IndŽpendamment de la grande estime que je porte ˆ Edouard Micha‘l pour ses qualitŽs humaines exceptionnelles, j'ai la plus grande admiration pour son oeuvre de compositeur.
Sans se laisser influencer par les diverses tendances contemporaines, on trouve chez M. Edouard Micha‘l les marques d'une sincŽritŽ totale, mettant toujours son art au service de la spiritualitŽ.'
                               Maurice Martenot, 1965.

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'...Merci de m'avoir signalŽ la Messe d'Edouard Micha‘l, diffusŽe ˆ l'heure du dŽjeuner. Je l'ai ŽcoutŽe avec tant d'attention que je ne me suis pas aperu que j'oubliais de savourer l'excellent plat que l'on m'avait servi... N'y voyez nul reproche, ni mme de regret, mais la preuve que cette Messe est curieusement attachante par sa sincŽritŽ. Et l'on y sent ce que vous appelez 'l'ŽlŽvation d'esprit.' Merci donc.'
                   AndrŽ Cadou, compositeur et chef d'orchestre,        
chef titulaire de la Musique de la ComŽdie Franaise, 1956.

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  '...Le programme d'AndrŽ Gonnet et de John Mac Grew permit d'apprŽcier une Sonate d'Edouard Micha‘l ; cette oeuvre jouŽe en France pour la premire fois nous rŽvŽlait un compositeur jeune qui ne mŽprise pas de parler le langage de ses pairs sans vouloir ˆ tout prix faire nouveau et moderne. Il est possible de suivre une ligne de pensŽe dans cette oeuvre de construction solide, et les thmes qui ne craignent point d'tre mŽlodieux, sont soutenus par des harmonies pleines qui les mettent en valeur.'

                   Dominique Machuel, Le guide du Concert, Juin 1958.

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'Devant une salle comble, l'Orchestre national prŽsentait hier soir, au thŽatre des Champs-ElysŽes, trois ouvrages nouveaux. Tout d'abord La Vision de Lamis Helacim,  brve page symbolique de M. Edouard Micha‘l, marquŽe d'un sobre orientalisme, qui fut fort applaudie.
NŽ en Angleterre, mais d'ascendance orientale, Edouard Micha‘l est dŽjˆ connu du public parisien par une Messe deux fois donnŽe ˆ la Radio, par une symphonie pour cordes et plusieurs ouvrages de musique de chambre...'

                               Le Figaro, Dernires minutes,  Janvier 1962.

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