Edouard Michael - Edward Michael (1921-2006)

Un grand compositeur ˆ redŽcouvrir

 

 

1 - Musique orchestrale :

2 - Musique de chambre

 

Oeuvres d'Edouard Michael pour orchestre :

- Fata Morgana  pome syphonique pour orchestre. 8'30 (E. Ricordi)

- Le Jardin de Tinajatama  pour orchestre. 10' (E. Ricordi)

- ElŽgie  pour orchestre 5'30 (E; Ricordi)

- Le Festin des Dieux  pour orchestre. 6' (E. Choudens)

- Trois Tableaux,   pour orchestre. 11'30 (E. Transatlantique)

- Le Rve d'Himalec  pour orchestre. 13' - 1946 (E. Transatlantique)

- Nocturne  pour flžte solo et orchestre qui peut Žgalement tre pour ondes Martenot solo et orchestre (prix Lili Boulanger). 6'30 (E. Transatlantique)

- Rhapsodie Concertante  pour violon et orchestre (sorte de petit concerto assez dramatique). 14' (E. Choudens)

- Kamaal  conte fŽŽrique pour rŽcitant et orchestre. 40' (E. Transatlantique)

- Scherzo  pour orchestre (ÒLes DyonisiesÓ). 12'30  (non ŽditŽ)

- Au Seuil de PersŽpolis pour orchestre. 6' - 1962   (non ŽditŽ)

- La lŽgende de Gam pong  pour rŽcitant et orchestre  28'  (non ŽditŽ)

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Fata Morgana

Pome symphonique pour orchestre 8' - (Editions Ricordi)

Grande Flžte, Piccolo et 2me Grande Flžte, 2 Hautbois, 2 Clarinettes en Si bŽmol, 2 Bassons, 4 Cors en Fa, 2 Trompettes en Ut, 2 Trombones TŽnors, Tuba, Timbales.Percussions (2 exŽcutants) : Grand Tam-Tam grave, Cymbales, Glockenspiel ˆ marteau, Grosse Caisse, Triangle, Tambour de basque. CŽlesta, Harpe, Cordes.

Sur la partition, de la main du compositeur : "Fata Morgana Žvoque la mystŽrieuse monotonie des vastes espaces et des sables sans fin, au centre desquels s'Žlve un mirage ; mais c'est aussi le symbole de l'illusion." 

L'oeuvre a ŽtŽ exŽcutŽe une premire fois le 28 mai 1961 par l'orchestre Symphonique de Lille sous la direction de Victor Clovez. Une seconde exŽcution eut lieu ˆ Lige, ˆ nouveau dirigŽe par Victor Clovez. Et une troisime en 1962 ˆ Lyon, dirigŽe par Raymond Chevreux.

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Le Jardin de Tinajatama

Pome chorŽgraphique pour orchestre - 10' -(Editions Ricordi)

Cinq danses exotiques :
1 - Danse contemplative pour le coucher du soleil
2 - Danse des Porteuses d'Eau
3 - Pavane du cercle d'EternitŽ
4 - Menuet de la Fontaine de Contentement
5 - Danse rituelle pour une Fte SacrŽe 

2 Flžtes, 1 Hautbois, 2 Clarinettes en la, 2 Bassons, 2 Cors en Fa.Percussions (3 exŽcutants) : Tambour de basque (Tambourine), Cymbales, Tambour militaire, Triangle, Tam-Tam grave, Glockenspiel ˆ marteau. CŽlesta, Harpe, Cordes.

Conte d'Edouard Micha‘l :

Il Žtait une fois, dans une mystŽrieuse citŽ d'Orient, un Maharadjah puissant et riche nommŽ Tinajatama. Bien que le ciel l'ežt bŽni d'un fils, le beau Sundaram, il Žtait plongŽ dans l'affliction, car un mauvais gŽnie avait ensorcelŽ le Prince et emportŽ son ‰me merveilleuse dans le Monde des Esprits.

(Premier Mouvement) Chaque soir, au crŽpuscule, le Maharadjah, la Mahar‰ni et leur suite se rendaient tristement dans le jardin o, sur un autel, reposait le corps endormi du Prince.

(Deuxime Mouvement) Magiciens et magiciennes Žtaient accourus des quatre coins de la Terre pour tenter d'Žveiller Sundaram ; en vain.Mais un jour arriva une princesse, Tedjlah qui, en plus de sa beautŽ, Žtait douŽe d'une double vue et de pouvoirs magiques. Elle dit que le seul moyen d'Žveiller le Prince Žtait qu'elle se rendit elle-mme dans le Monde des Esprits et charm‰t le mauvais gŽnie.

(Troisime Mouvement) Le Monde des Esprits, o le beau Prince Sundaram, ainsi que de nombreux autres princes et princesses Žtaient prisonniers pour l'EternitŽ.

(Quatrime Mouvement) DŽployant tout son charme et toute sa sŽduction, Tedjlah dansa un menuet devant le gŽnie jusqu'ˆ ce qu'il tomb‰t dans un sommeil hypnotique.

(Cinquime Mouvement) ImmŽdiatement, tous les esprits se trouvrent libŽrŽs de leurs liens et s'Žveillrent. Et ce fut avec de grandes festivitŽs et rŽjouissances que l'on cŽlŽbra les noces de la belle Tedjlah et du beau Prince Sundaram. 

Puisse la bŽnŽdiction de tous les Dieux tre sur eux ˆ jamais.....

L'oeuvre a ŽtŽ exŽcutŽe une premire fois en 1960 par l'orchestre Symphonique de Lille sous la direction de Victor Clovez. Plusieurs autres exŽcutions ont eu lieu ˆ Lyon, ˆ Bruxelles et ˆ Nice ainsi qu'en Allemagne (Baden-Baden 1964)

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ElŽgie (ˆ une ‰me exilŽe) 5'30 - (Editions Ricordi)

2 Flžtes, 1 Hautbois, 2 Clarinettes en Si bŽmol, 1 Bassons, 2 Cors en Fa, 1 Trompette en Ut, 1 Trombone TŽnor,Timbales.Percussions (2 exŽcutants) : Triangle, Cymbales, Tambour de basque (Tambourine), Tam-tam, Glockenspiel, Vibraphone. CŽlesta, Harpe, Cordes.

L'oeuvre a ŽtŽ exŽcutŽe une premire fois en 1959 par l'orchestre Symphonique de Lille sous la direction de Victor Clovez. Une seconde exŽcution eut lieu ˆ Lyon et une troisime ˆ Bruxelles, toujours dirigŽ par Victor Clovez.

A l'occasion d'un concert de musique de chambre inscrivant au programme la rŽduction pour Ondes Martenot (ou Hautbois) et piano de l'ElŽgie ainsi que d'autres oeuvres du compositeur, le journaliste Jean Hamon Žcrivit le compte rendu suivant :
Ò... Je voudrais dire un mot aussi d'un jeune compositeur d'origine orientale par sa mre : Monsieur Edouard Micha‘l.Celui-ci n'a gure plus de 35 ans, et j'entendais sa musique de chambre pour la premire fois.
Nous Žtions lˆ, peut-tre une centaine, qui avons eu la rŽvŽlation d'un musicien !
Il y a lˆ un essai remarquable d'intŽgration des gammes orientales dans la musique d'Occident, avec tout ce que cela peut amener de souplesse, de couleur et d'expression nouvelle ; mais au delˆ de ce qui pouvait n'tre rien qu'un exotisme roublard, M. Micha‘l traduit les mouvements profonds d'une ‰me particulirement tendue vers les hauteurs de la mŽditation philosophique et religieuse, d'une ‰me en qute de puretŽ, d'infinie tendresse et de paix vivante.
Cela n'exclut ni la mŽlancolie ni mme le dŽsespoir de la crŽature en lutte pour son idŽal et souffrant de ses Žchecs, implorant Dieu de lui venir en aide et se confiant doucement ˆ lui, gonflŽe d'espoir.
Il y a dans l'ElŽgie et la Prire pour Ondes Martenot et les Trois rituels pour deux ondes et tambourinÓ ou le Lento du Trio pour violon, alto et violoncelle, des inspirations qui vous saisissent violemment, de cette Žmotion particulire dont on sait qu'elle vous rŽvle de la beautŽ.
Il y a de jeunes instrumentistes et d'autres, illustres, qui cherchent pour leur rŽpertoire des oeuvres de qualitŽ : ils trouveront mieux que cela chez Edouard Micha‘l. A quand un concert public o chacun pourra juger ?Ó

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Le Festin des Dieux  pour orchestre 6' - (E. Choudens)

Cette oeuvre est entirement construite sur des modes et des rythmes derviches.

Grande Flžte, Petite Flžte et 2me Grande Flžte, 2 Hautbois, 2 Clarinettes en Si bŽmol, 2 Bassons, 4 Cors en Fa, 2 Trompettes en Ut, 2 Trombones tŽnors, 1 Tuba, Timbales,Percussions (3 exŽcutants) : Glockenspiel ˆ marteau, Cymbales, Triangle, Grand Tam-Tam grave, Grosse Caisse, Tambour de basque.Harpe, Piano, Cordes.

L'oeuvre a ŽtŽ ŽxŽcutŽe une premire fois en 1959, par l'Orchestre de Lille dirigŽ par Victor Clovez, une seconde fois ˆ Lyon l'annŽe suivante et une troisime fois ˆ Bruxelles, toujours dirigŽ par Victor Clovez.

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Trois Tableaux  pour orchestre 11'30  - (E. Transatlantique)

Trois mouvements :
I - Le conteur (une histoire fatidique)
II - Cortge (ceux pour qui le temps est ŽternitŽ)
III - Rite profane (le destin, un cheval et un nuage de sable).

Grande Flžte, Petite Flžte et 2me Grande Flžte, 2 Hautbois, 2 Clarinettes en La et Si bŽmol, 2 Bassons, 4 Cors en Fa, 2 Trompettes en Ut, 2 Trombones tŽnors, Trombone basse, Timbales,Percussions (3 exŽcutants) : Triangle, Cymbales, Grand Tam-Tam Grave, Glockenspiel ˆ marteau, Tambour de basque, Tambour militaire, Grosse Caisse.CŽlesta, Harpe, Cordes.

Il s'agit de trois portraits tirŽs des souvenirs du compositeur dont toute la jeunesse se dŽroula dans diffŽrentes parties du Moyen-Orient. Le mystŽrieux pittoresque de la vie, le lent dŽroulement du temps, la poŽsie et les parfums, les espaces majestueux et les dŽserts, tout cela et bien d'autres choses encore ont laissŽ une profonde empreinte en lui et ont influencŽ sa musique.

Chaque mouvement des Trois Tableaux reprŽsente la description d'un ŽvŽnement pittoresque dans un cadre colorŽ.

1) "Le conteur" Un personnage haut en couleur et respectŽ qui se rend de village en village. Son arrivŽe qui rompt la monotonie des jours est cŽlŽbrŽe avec beaucoup de liesse. Chacun va pouvoir entendre de merveilleuses histoires et des lŽgendes d'une grande poŽsie. La narration de certaines peut durer toute une nuit.Le premier mouvement est l'une de ces lŽgendes qui demeurent dans la mŽmoire du compositeur et qu'il a mise en musique.

2) "Cortge" dŽcrit la procession de la vie. En ces lieux, elle se dŽroule lentement. Extrmement pittoresque, elle comprend toutes sortes d'acteurs, des humains aux animaux. A la tombŽe du jour, au crŽpuscule, tous se rendent ˆ la rivire pour Žtancher leur soif et rafra”chir leur corps.

3) "Rite profane" dŽpeint une fte rituelle durant laquelle se dŽroulent d'Žtranges rites magiques. Il est dit qu'en de telles occasions, le Destin se manifeste et peut mme tre aperu, montŽ sur un fier coursier, galopant sauvagement ˆ travers les dunes de sable.

L'ensemble de l'oeuvre est de caractre modal, utilisant des gammes exotiques, avec de riches couleurs orchestrales.

L'oeuvre a ŽtŽ exŽcutŽe en 1962 par l'Orchestre de Lille dirigŽ par Raymond Chevreux, et diffusŽ par Radio-Lyon.

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Le Rve d'Himalec  Evocation pour orchestre  13' - (E. Transatlantique)

Grande Flžte, Petite flžte et 2me Grande Flžte, 2 Hautbois, 2 Clarinettes en Si bŽmol,2 Bassons, 2 Cors en Fa, 2 Trompettes en Ut, 2 trombones TŽnors, Timbales,Percussions (2exŽcutants) : Grand Tam-Tam Grave, Cymbales, Triangle, Vibraphone,Glockenspiel ˆ marteau, Grosse Caisse.CŽlesta, Harpe, Piano, Cordes

Sur la partition, de la main du compositeur :Trs loin, dans un lieu situŽ en Orient, un sage nommŽ Himalec est assis dans l'attitude du Bouddha.Ses yeux profonds regardent droits devant eux, mais insensibles au monde du dehors, leur vision est dirigŽe vers l'intŽrieur, en intense contemplation.

Une foule s'assemble autour du sage et, intriguŽe, lui demande ce qu'il voit.Himalec tourne vers ces gens un regard plein de pitiŽ et rŽpond :
"Je vois un jardin d'une inimaginable beautŽ, lˆ vŽcurent des tres douŽs d'intelligence, auxquels rien ne manquait. Ils Žtaient heureux et les murs du jardin les protŽgeaient contre tout danger. Un jour, la curiositŽ les prit de savoir ce qu'il y avait hors de cet Eden, et ils en sortirent. Il leur ežt ŽtŽ facile d'y revenir. Mais ils n'en firent rien. Ils s'aventurrent au loin et se perdirent dans le dŽsert, o ils furent la proie de toutes sortes de btes Žtranges et de phŽnomnes terrifiants. DŽsormais, absorbŽs par leurs luttes perpŽtuelles, ils oublirent peu ˆ peu leur beau jardin, et mme la plus petite trace de son souvenir finit par s'effacer de leur mŽmoire.Ils continurent ˆ vivre dans la peur et dans la haine et ils en vinrent ˆ se battre les uns contre les autres. Jusqu'ˆ ce qu'un jour, l'un d'eux, peut-tre parce qu'il avait souffert plus que les autres, se souvint soudain du jardin et du chemin qui y ramenait.
Alors il commena de lutter ˆ contre-courant, t‰chant, au prix de terribles efforts, de revenir ˆ son lieu d'origine.Et il emmena avec lui ceux qui y croyaient."

L'oeuvre a ŽtŽ jouŽe en 1964 par l'Orchestre de Lille dirigŽ par Victor Clovez.

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Nocturne  pour flžte solo et orchestre qui peut Žgalement tre pour ondes Martenot solo et orchestre (prix Lili Boulanger)  6'30 -(E. Transatlantique)

Flute solo ou Ondes Martenot, 2 Clarinettes en Si bŽmol, 2 Bassons, 2 Cors en fa, Trombone tŽnor, Triangle, Glockenspiel ˆ marteau, CŽlesta, HarpeCordes : trois sections de Violons au lieu des deux habituelles, Altos, Violoncelles,  Contrebasses. 

Nadia Boulanger Žcrivait au compositeur en 1957 : 
ÒMy Dear Michael,   You can't imagine how happy I am to have heard this moving and beautiful Nocturne. So true and refined in the best sense of the word. Regret to say it so hastily Ñ am really overworked Ñ but, you hear, and so you will know how really I feel happy.   Have always known you are Òa musicianÓ but here is a new aspect of your personality. The orchestra sounds so well ; and it reminds me a score of you I cannot locate in my memory. In the sadness of not seing you is the joy also to see a new turn, I do hope, of your life Ñ the first steps are the hardest. If Mr Barraud has heard the Nocturne, he must have been pleased to have shown his confidence in the Mass.   I really congratulate you and am really not surprised but very happy ; and with my wishes, I send the wish very strong to see you soon.                                       As ever,  Nadia Boulanger. 15 Dec 1957.Ó

"Mon cher Micha‘l, vous ne pouvez imaginer combien je suis heureuse d'avoir entendu ce beau et Žmouvant Nocturne. Si vrai et raffinŽ dans le meilleur sens du terme. DŽsolŽe de l'exprimer si h‰tivement Ñ suis rŽellement dŽbordŽe Ñ mais, vous entendez, et donc vous saurez combien je suis rŽellement heureuse.J'ai toujours su que vous Žtiez "un musicien", mais ici se rŽvle un nouvel  aspect de votre personnalitŽ. L'orchestre sonne tellement bien, et cela me rappelle une autre partition de vous que je n'arrive pas ˆ identifier dans ma mŽmoire. Dans la tristesse de ne pas vous voir il y a aussi la joie de voir un nouveau tournant, je l'espre bien, dans votre vie Ñ les premier pas sont les plus durs. Si Mr Barraud a entendu le Nocturne, il a du tre heureux d'avoir montrŽ sa confiance dans la Messe.Je vous fŽlicite vraiment et suis rŽellement, non pas surprise, mais heureuse ; et avec tous mes souhaits, j'exprime fortement celui de vous voir bient™t.  Comme toujours, Nadia Boulanger, 15 dŽc 1957"

Dans une prŽsentation gŽnŽrale du compositeur et de ses oeuvres parue en 1963, la Revue Musique dŽcrivait brivement le Nocturne en ces termes :
"CrŽŽe sur la chaine nationale sous la direction de Raymond Chevreux, le 17 dŽcembre 1957, cette oeuvre de caractre exotique est Žcrite dans un mode oriental et se dŽveloppe librement dans le caractre d'une rhapsodie."

Cette oeuvre a ŽtŽ jouŽe ˆ de nombreuses reprises depuis 1959. A Paris, ˆ Lyon, ˆ Bruxelles, entre 1959 et 1961, orchestre dirigŽ par Raymond Chevreux, ˆ Lille en 1960 et 1968, orchestre de Lille dirigŽ par Victor Clovez, en 1969, ˆ Nice, orchestre dirigŽ par Paul Mule.

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Rhapsodie Concertante  pour violon et orchestre (sorte de petit concerto dramatique) 14' - (E. Choudens)

Grande Flžte, Petite Flžte et 2me Grande Flžte, 2 Hautbois, 2 Clarinette en Si bŽmol, 2 Bassons, 2 Cors en fa, 2 Trompettes en Ut, 2 Trombones tŽnors, Tuba, Timbales.Percussion (3 exŽcutants) : Grand Tam Tam grave, Cymbales, Triangle, Xylophone, Glockenspiel ˆ marteaux, Tambour de basque, Tambour militaire, Grosse Caisse, GongCŽlesta, Harpe, Cordes.

Sur la partition, de la main du compositeur, un texte exprimant ses sentiments durant la crŽation de l'oeuvre :
"Des brumes de l'inconnu je me suis ŽveillŽ pour me trouver dans cette existence.On a approchŽ une tasse de mes lves et une voix m'a commandŽ de boire.J'ai bu sans comprendre ˆ la tasse d'amertume de cette vie, jusqu'ˆ ce que mon ‰me angoissŽe lance un cri vers l'Infini. "Mais bois encore" insista la voix, il faut boire jusqu'au fond, car au fond est la dŽlivrance, et le retour vers l'Infini pour retrouver la Paix."

A l'Žcoute de l'oeuvre, un ami du compositeur Hugo Stern (pianiste) lui Žcrivit en 1968 :"I've been playing this work again and again. I can't recollect having ever been so moved by a modern work. It has majesty and greatness. This I firmly belive. Do you think you can write out for me the words, in French as you have written them, which give your version of the content of the work. I would be grateful for this. I want to ponder over the words.To me it is elegiac, yes, but it is also thriumphant, contains the vital essence of man's invincible spirit. I do congratulate you on this work for violin and orchestra. "

Outre des exŽcutions privŽes dans lesquelles le compositeur jouait la partie du violon solo, l'oeuvre a ŽtŽ jouŽe en 1967 par l'Orchestre de Lille dirigŽ par Raymond Chevreux.

 

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Kamaal - Conte fŽŽrique pour rŽcitant et orchestre  40' - (Editions Transatlantique)

Grande Flžte, Petite Flžte et 2me Grande Flžte, 1 Hautbois, 1 Cor anglais et 2me Hautbois, 2 Clarinettes en Si bŽmol, 1 Basson, 1 Contrebasson et 2me Basson, 2 Cors en Fa,  2 Trompettes en Do, 2 Trombones tŽnors, 3 Timbales.Percussion (3 exŽcutants) : Grande Cymbale Grave Suspendue, Triangle, Grandes Cymbales (2 plat.) avec baguette de Timb. douce, Grand Tam-Tam Grave, Castagnettes, Tambour de basque, Vibraphone. Glockenspiel ˆ ClavierPiano, CŽlesta, harpe, Cordes (minimum 12 Violons I, 12 violons II, 8 Altos, 8 Violoncelles, 6 Contrebasses.) - RŽcitant                 

Edouard Micha‘l vient de terminer l'Žcriture de sa Messe pour choeurs mixtes, deux orchestres ˆ cordes, harpe, cŽlesta, glockenspiel et percussions lorsqu'il compose Kamaal,  conte fŽŽrique pour rŽcitant et orchestre. Il est alors ‰gŽ de trente-quatre ans. Il en a Žcrit lui-mme le texte qui illustre de faon symbolique les pŽripŽties d'une qute intŽrieure :

Un jeune garon, Kamaal, perdu dans une fort enchantŽe, dŽcouvre une ville d'une indicible beautŽ, nommŽe la "CitŽ de Lumire". Mais avant d'tre autorisŽ ˆ y entrer, l'enfant doit prouver qu'il en est digne. Il lui faut trouver une fleur mystŽrieuse et extraordinaire, appelŽe "la Fleur d'ImmortalitŽ", recherche qui entra”ne Kamaal dans un voyage Žtrange, difficile et hasardeux.Aprs bien des Žpreuves, le jeune garon rŽussit enfin, il dŽcouvre la Fleur et acquiert ainsi le droit de pŽnŽtrer et de vivre dans la CitŽ de Lumire. L'oeuvre, qui dure environ quarante minutes, est destinŽe aux adultes aussi bien qu'aux enfants.

A part le franais, le texte a ŽtŽ rŽdigŽ en trois autres langues : anglais, allemand et italien.                 

PassionnŽ par l'orchestre, Edouard Micha‘l sait tirer de certains instruments tels le cŽlesta, la harpe, le piano, le vibraphone, etc. des couleurs orchestrales inhabituelles propres ˆ crŽer une atmosphre poŽtique et ˆ soutenir l'intensitŽ de l'histoire. La musique est essentiellement modale ; on y trouve une grande utilisation de quintes et de quartes consŽcutives, considŽrŽes en Inde et dans l'ancienne Grce comme des intervalles sacrŽs.                 

La premire audition publique en 1958 ˆ Paris, dirigŽe par l'auteur, remporta un grand succs ainsi qu'en tŽmoigne la critique suivante publiŽe dans la revue Musique :
ÒLe mot rŽvŽlation, si souvent galvaudŽ, reprend toute sa vŽritŽ et sa puretŽ en Žcoutant les oeuvres d'Edouard Micha‘l dont la ÒprŽsenceÓ musicale est indiscutable.Cet artiste sympathique a dž mŽditer la phrase de Platon : ÒDans l'Art, il faut que l'artiste ait toujours prŽsent l'idŽal du Beau.ÓLa presse parisienne avait dŽjˆ parlŽ en excellents termes de ce compositeur dont la Messe, jouŽe ˆ la radio, avait obtenu les chaleureuses approbations des mŽlomanes ˆ l'Žcoute. Cette annŽe, M. Micha‘l a donnŽ, devant un public nombreux et enthousiaste Kamaal, conte fŽŽrique. Oeuvre trs attachante, pleine de trouvailles personnelles ; l'auteur a su crŽer une habile et subtile atmosphre d'intense poŽsie. Page Žcrite avec son coeur et qui touche le coeur de l'auditeur.   Il faut suivre avec attention la carrire de M. Micha‘l qui vient de recevoir en AmŽrique le prix Lili Boulanger : elle rŽserve certainement de trs heureuses surprises.Ó                 

L'oeuvre a ŽtŽ ˆ nouveau exŽcutŽe en 1961 par l'orchestre de Radio-Strasbourg et diffusŽe sur les ondes de France-Musique. Cette mme exŽcution a ŽtŽ rediffusŽe en 1987 dans l'Žmission "Avis de Recherches".

 

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Scherzo  pour orchestre Les Dyonisies 12'30 - (non ŽditŽ)

Grande Flžte, Piccolo et 2me Grande Flžte, 2 Hautbois, 2 Clarinettes, 2 Bassons,4 Cors en Fa, 3 Trompettes en Ut, 2 Trombones tŽnors, Trombone basse, Timbales.Percussions (2 exŽcutants) : Cymbales, Triangle, Glockenspiel, Xylophone, Grosse Caisse, Tambour militaire, Grand Tam Tam grave. CŽlesta, Harpe, Cordes.

Sur la partition, de la main du compositeur : Ftes de Dyonisos, Dieu de l'ivresse, de l'inspiration, de l'enthousiasme sacrŽ. Fils d'un dieu et d'une mortelle, tuŽ et dŽcoupŽ en morceaux par les Titans, il descendit chez les morts chercher sa mre humaine et ressuscita, prenant naissance de DŽmŽter, la Grande DŽesse. (Londres 1942- remaniŽ Madras 1974). L'oeuvre a remportŽ un concours ˆ Londres en 1942 et fut jouŽ ˆ l'Albert Hall par le Philharmonic Orchestra sous la direction de John Hollingsworth.

 

 

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Au Seuil de PersŽpolis Evocation biblique pour orchestre  6' - (non ŽditŽ)

Grande Flžte, Piccolo et 2me Grande Flžte, 2 Hautbois, 2 Clarinettes en Si bŽmol,

2 Bassons, 3 Cors en Fa, 3 Trompettes en Ut, 2 Trombones TŽnors, Timbales,Percussions (2 exŽcutants) : Glockenspiel ˆ marteau, Cymbales, Grand Tam-Tam Grave, Grosse Caisse, Triangle, Tambour de Basque, Harpe, Piano, Cordes.

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La LŽgende de Gam Pong  pour rŽcitant et orchestre - Texte et musique d'Edouard Micha‘l - (franais et anglais) 28' - (non ŽditŽ)

Grande Flžte, Piccolo et 2me Grande Flžte, 2 Hautbois, 2 Clarinettes en Si bŽmol, 2 Bassons,4 Cors en Fa, 3 Trompettes en Ut, 2 Trombones tŽnors, Trombone basse, Tuba, Timbales.Percussions (2 exŽcutants) : Triangle, Glockenspiel ˆ marteau, Grand Tam Tam grave, Grosse Caisse, Tambour de basque, Petit Gong, Moyen Gong, Grand Gong.CŽlesta, Harpe, Cordes.

Sur la partition de la main du compositeur :
"Cette oeuvre est Žcrite avant tout pour les enfants. M'inspirant de l'alternance choeur et rŽcitation dans la tragŽdie grecque, j'ai volontairement fait alterner en gŽnŽral texte et musique, pour rendre l'audition plus claire pour les enfants et ne pas leur imposer un effort de division d'attention. Certains thmes musicaux sont dŽlibŽrŽment rŽpŽtŽs avec des variations d'harmonies pour que les enfants se familiarisent facilement avec la musique. Le nom de la citŽ, des personnages et des lieux ainsi que l'histoire elle-mme sont de mon invention.
Je souhaite que ce conte aussi bien que la musique puissent tre une inspiration pour les jeunes  (et mme pour les adultes), et Žveillent en eux des sentiments de courage spirituel et d'ŽlŽvation au delˆ du tangible."

La musique est essentiellement modale, d'un caractre ˆ la fois exotique et mystŽrieux; l'atmosphre crŽŽe Žvoque un monde Žtrangement fŽerique et mystique ; l'orchestration est extrmement colorŽe.
L'oeuvre se termine sur une note plut™t hŽro•que car, mme si le jeune hŽros se sacrifie en acceptant de dispara”tre dans l'inconnu, il a nŽanmoins triomphŽ."

L'histoire est celle d'un jeune berger Tsiung Kio qui vivait dans une citŽ nommŽe Gam Pong. La lampe sacrŽe dont dŽpendait la vie mme de cette citŽ est volŽe par des dŽmons. Tsiung Kio va devoir surmonter de dures Žpreuves et montrer un courage exceptionnel avant de pouvoir rŽcupŽrer cette prŽcieuse lampe indispensable ˆ la vie des habitants de Gam Pong. Il rŽussira dans son entreprise mais devra, comme il s'y Žtait engagŽ, en payer le prix en quittant la citŽ pour dispara”tre dans l'inconnu.

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